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Vocation et action

La solidarité est à la base de l'action du Casodom.

Cette solidarité,le Casodom cherche à la développer  de deux manières : d'abord en intéressant ceux qui sont pourvus au sort de ceux qui le sont moins,  ensuite en stimulant un sentiment de solidarité et de sollicitude de la part de ceux qui sont restés aux pays à l'égard de ceux qui ont dû partir en métropole et qui y rencontrent des difficultés importantes. Ce sentiment s'exprime par les divers soutiens financiers provenant des D.O.M.

Le soutien aux plus démunis de nos compatriotes venus s'installer dans l'Hexagone en vue de faciliter leur insertion est notre vocation première: cette mission a débuté en 1956, année de la création de l'association sur l'initiative d'un visionnaire, son premier Président Robert ATTULY, soit bien avant l'émigration organisée des années 60. Si les besoins exprimés ont pu évolué avec le temps, le Casodom s'est toujours attaché à trouver des solutions adaptées pour faciliter l'insertion de nos compatriotes de différentes manières: l'accueil, l'écoute, le soutien psychologique, la médiation, des aides financières diversifiées, l'aide au retour, sans oublier l'organisation de loisirs, notamment pour les jeunes. Pour mener à bien cette mission, le Casodom, qui dispose lui-même d'un service social, travaille en relation étroite avec les services sociaux de terrain, notamment en Ile-de-France. A ces prestations est venue s'ajouter en 2013 la fonction d'intermédiation locative permettant d'assurer le logement de jeunes de LADOM en parcours de formation et d'insertion professionnelle

Contrairement à beaucoup d'idées recues, le Casodom n'a pas été créé pour accompagner l'émigration organisée par le Bumidom .

Non seulement celui-ci a été créé en 1963, soit  sept  ans après le Casodom . Mais l'émigration des originaires des DOM, et tout particulièrement celle des originaires des Antilles, avait déjà débuté une dizaine d'années aprés la fin de la 2ème guerre mondiale, pour ensuite s'amplifier année après année, dans des conditions anarchiques et souvent aventureuses, sous les effets conjugués de la crise économique et de la poussée démographique locales.

Et c'est pour répondre à la désespérance de ces transplantés volontaires, s'étant précipités sans préparation sur les pavés des villes de l'Hexagone, notamment de la Région parisienne, avec des espoirs démesurés dont ils ne tarderaient pas à découvrir , dans le froid et la misère, le caractère illusoire, du moins à court terme (mais beaucoup s'en sont sortis, et l'on trouve des"Talents" d'exception parmi leurs petits enfants!)que l'un de nos illustres prédécesseurs,notre Président fondateur Robert Attuly , alors conseiller à la Cour de cassation, homme généreux, altruiste et visionnaire, a eu la prescience mais surtout  la volonté de créer pour ceux qu'il fallait alors considérer comme des exclus, une maison à Paris, leur maison, où ils pourraient trouver chaleur, soutien et réconfort : c'est l'origine de la création du Casodom, en 1956 rappelons-le.

Il va de soi que lorsque cette émigration, d'abord volontaire, s'est organisée et a été encouragée sous l'égide du Bumidom, celui-ci s'est tout naturellement tourné vers le Casodom, alors la seule organisation structurée oeuvrant en faveur de nos compatriotes venus s'installer dans l'Hexagone, pour offrir un accompagnement social à ces migrants. Ce qui n' a pas empêché le Casodom, pendant la même période, de soutenir aussi des personnes venues ici tenter leur chance hors des filières organisées du Bumidom, donnant ainsi crédit à la formule d'un célèbre chef d'Etat  Africain, selon laquelle "on n' arrête pas la mer avec ses bras" !

Et c'est sans surprise qu'il faut constater qu'après cette période d'émigration organisée, qui à l'époque avait conduit le Casodom à mettre en oeuvre certaines  compétences de service public ( notamment en se voyant confier la distribution de billets de transport aériens), notre organisation , après une période de flottement , mais vu la persistance des attentes sociales émanant de nos compatriotes, s'est ressaisie pour s'adapter aux circonstances nouvelles.

Au point que notre Association, la seule à notre connaissance dans le monde ultra-marin qui ait obtenu depuis aussi longtemps la reconnaissance d'utilité publique, continue à bénéficier du soutien actif et fidèle de ses partenaires financiers

Tous ces partenaires ont bien conscience de notre très forte utilité sociale car ils nous connaissent . Mais ils savent aussi la visibilité de notre positionnement  dans le domaine qui est le nôtre: les services sociaux de toute la France nous envoient des signalements sur ceux de nos compatriotes qui éprouvent des difficultés, et nous nous efforçons de répondre à leurs attentes. ( voir l'activité du service social en annexe du rapport moral 2013)

Car s'ils ont pu évoluer dans leur expression depuis l'origine du Casodom, les besoins fondamentaux subsistent :difficultés financières de tous ordres, difficultés d'insertion au sens large, sentiment d'isolement, mirage du retour au pays, sans compter l'entrée en vieillesse des plus anciens, loin de leurs bases, et les problèmes que rencontrent ceux de la deuxième voire de la troisième génération. Et c'est parce que eux aussi nous connaissent que d'eux-même, nos compatriotes s'adressent à nous, spontanément.

 Ce n'est pas seulement par la pertinence de ses réponses à ces attentes que notre association reste crédible. C'est aussi par le "sérieux" , la rigueur et la transparence de sa gestion, et sa volonté d'inscrire son action dans la durée, que le Casodom peut, dans un cercle vertueux , inspirer confiance, à la fois à nos compatriotes en difficulté qui n'hésitent pas à nous solliciter, aux prescripteurs sociaux de l'Hexogone qui nous les signalent, et à nos partenaires financiers qui savent qu'à travers nous, leur soutien sera utile à nos compatriotes, sans déperdition aucune.